8 mars : quatre bandes dessinées créées par des femmes
En cette fin de semaine de la Journée internationale des droits des femmes, voici quatre propositions de titres mettant en vedette des personnages féminins, illustrés par des dessinatrices. Maya contre la malédiction du centre d’achat (Pow Pow) Fraîchement nommée dans la catégorie Grand Prix Québec BD des Bédéis Causa pour le meilleur album de langue française publié au Québec, la plus récente histoire de Sophie Bédard se déroule majoritairement dans un centre commercial. Deux pages de la bédé «Maya contre la malédiction du centre d'achat» Photo : Sophie Bédard / Pow Pow Alors qu’elle termine sa journée de travail, Maya est frappée par un sort que son ex, Samuel, lui a jeté. Elle devra réussir à s’en sortir avec l’aide d’une équipe constituée des employés restants. Un mélange de comédie romantique, de film de zombies, de passage à l’âge adulte et d’humour décalé. Globe-trotteuses : Le tour du monde de Nellie Bly et Elizabeth Bisland (Dargaud) En 1889, la journaliste Nelly Bly se lance un défi de taille : celui de faire le tour du monde en moins de 80 jours, publiant son récit de voyage dans le New York World. Voyant l’énorme coup de publicité, le rédacteur en chef du Cosmopolitan décide d’envoyer une femme concurrente pour battre de vitesse la première. C’est ainsi que Elizabeth Bisland se lance elle aussi dans l'aventure, mais en partant vers l’ouest. Un extrait de «Globe-trotteuses». Photo : Daugaud On retrouve beaucoup d’humour dans le dessin de Julie Rocheleau, qui n’hésite pas à imager les fortes tempêtes lors des longues traversées en bateau. Même si la bande dessinée est à caractère historique, la dessinatrice d’expérience a tout de même pris quelques libertés devant la difficulté de reproduire avec exactitude les détails d’un tour du monde datant de plus de 125 ans. Une bédé aux couleurs magnifiques qui donne envie de prendre le large. Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, livre deuxième (Alto) Après un premier tome truffé de prix et récompenses, Emil Ferris proposait sept en plus tard, la suite de Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, traduite dans une langue très franchouillarde par Jean-Charles Khalifa. La lecture ou même la relecture du tome précédent est nécessaire afin de suivre l’histoire de la jeune Karen Reyes. La protagoniste tente de faire face à la vie dans le Chicago des années 60, qui n’est pas tendre avec les gens différents. Emil Ferris lors d'un passage à «Tout le monde en parle». Photo : Radio-Canada / Karine Dufour À la manière d’un carnet qui se veut un journal intime, le dessin au stylo bille de l'autrice est unique. La multiplication des traits donne un effet attrayant pour l’il, voire hypnotisant. Le récit demande toute l’attention du lecteur pour naviguer à travers les rêves racontés, les retours dans le passé et ce qu’imagine la jeune Karen. L’histoire ne se termine pas à la fin de ce deuxième livre. Un troisième tome et un antépisode sont prévus. Le Carnaval de l’oubli (La Pastèque) L’album jeunesse d’Audrey Malo plonge dans son enfance à la fin des années 1990, dans une petite ville industrielle. Elle se remémore des souvenirs d’un symbole du carnaval d’hiver, que tout le monde semble avoir oublié aujourd’hui. Extrait du livre qui se retrouve sur le site de la maison d'édition La Pastèque. Photo : La Pastèque Le livre s’adresse aux lecteurs de 10 ans et plus, mais ouvre la porte à une réflexion sur le patrimoine collectif d’une époque pas si lointaine.
Scénario et dessin : Sophie Bédard 
Scénario : Voloj
Dessin : Julie Rocheleau
Scénario et dessin : Emil Ferris
Scénario et dessin : Audrey Malo 
Advertising by Adpathway









